D day

Posted: 11 janvier 2012 in humeur

Aujourd’hui est un grand jour…

On se souviendra d’une façon ou d’une autre de ce 11 janvier 2012.

Il y a peu, j’ai fait un lapsus en parlant de 11 septembre.
… Ceux qui essaient de monter dans les tours pour sauver le peu qui est sauvable finiront probablement sous les décombres… et je ne parle pas de ceux qui vendent leur âme carpiste à la perfide, ils passeront comme le fantôme de leurs âmes errantes à travers ce chaos, je parle bien des quelques indignés qui ont essayé et qui n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

Photo Philippe Lagabbe

Aujourd’hui est un beau jour pour quitter non pas la carpe, mais son monde…

Puisqu’il faut mettre des mots sur des idées, disons en préambule que je dois être une sorte d’agnostique. La théologie ne peut pas me prouver l’existence d’un dieu, la science me prouver son inexistence. J’essaie donc de respecter les croyances et opinions de chacun… tant qu’elles respectent les miennes. Un peu comme on définit généralement la liberté, celle d’expression en particulier. Quand on me dit « ce que je crois » et que ça ressemble à « ce que vous devez croire », à du prosélytisme, j’ai un peu de mal. Je vais parler de pêche bien sûr, mais comme j’aime les paraboles et que la voie m’est montrée, je vais à mon tour écrire l’évangile… selon moi.

Chapitre I : Chasser les marchands du temple

Tout le monde, ou presque, connaît l’expression « chasser les marchands du temple ». Les évangiles relatent à peu près les mêmes choses, à savoir comment Jésus chassa du temple, dans lequel il venait enseigner, les vendeurs de bœufs, brebis et autres pigeons, ainsi que les changeurs dont il dispersa la monnaie.

Trafic, vous avez dit trafic ?
Dans l’évangile selon St Jean, Jésus aurait dit aux vendeurs « Otez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Si Jésus himself a qualifié de trafic le commerce de pigeons, je ne vois pas qui pourrait nous reprocher de parler de trafic pour qualifier un commerce de carpes, fut-il contre des bouillettes ou du matériel de pêche. Dire que ce n’était pas illégal de déplacer des carpes pour balayer d’un revers de Manche la notion de trafic, certains journalistes de la perfide Albion nous l’ont déjà faite… On pourrait rappeler qu’il est interdit pour un pêcheur amateur de vendre le produit de sa pêche, mais s’en suivrait alors un débat troquer n’est pas vendre… ça n’en reste pas moins du trafic, notion qui n’a jamais été liée sémantiquement à l’illégalité, juste au commerce de marchandise.

D’ailleurs il  n’est même pas question de commerce de marchandise, ni même d’un vrai temple, dans la parabole que relate St Jean. Qu’aurait donc voulu montrer Jésus en agissant de la sorte? Quel nouveau miracle, quel nouvel enseignement ? C’est ce que lui demandèrent les disciples.
Jésus leur dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. »
« Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! »
Nul ne comprit alors qu’il parlait du temple de son corps, ce qu’ils déchiffrèrent lorsqu’il mourut sur la croix avant de ressusciter, trois jours plus tard !

C’est combien ?
Nous, auteurs, annonceurs, lecteurs, pauvres pêcheurs, sommes aussi, tour à tour, vendeurs de bœufs, brebis et autres pigeons. Nous avons nos changeurs d’argent souillé du mucus de poissons volés… Que faire ? Un fouet de corde, aller au salon de Montluçon pour y renverser les tables, chasser les marchands ? Concrètement « chasser les marchands du temple » n’a jamais signifié rejeter l’aspect mercantile. C’est une parabole qui invite à chasser ses propres démons, de ne pas brader ses valeurs, de faire en sorte que nos choix dans ce monde mercantile soient également des actes militants. Voilà ce en quoi je crois, moi.

Lorsque j’ai eu vent du trafic de carpes organisé aux débuts des années 2000 par une partie du Team Nash et de son giron, pour alimenter le plan d’eau de Château Cavagnac, j’ai fait le choix de boycotter les produits Nash. J’ai également décidé que je ne blanchirai pas un seul denier provenant de la publicité de cette marque, potentiellement gagné sur le dos de poissons déplacés du milieu public. J’ai donc arrêté d’acheter Carpe Record (et je n’ai jamais acheté Carpe Scène Collector).

Considérant que Média Carpe et Top Carpe Extrême acceptent à leur tour depuis quelques mois cette publicité, j’ai pris la résolution de ne plus écrire pour ces revues à compter de 2012.

Trêve des confiseurs

Posted: 22 décembre 2011 in humeur

J’aime bien l’expression “le meilleur pour la fin”… Celui-ci sera probablement mon dernier et plus gros poisson de 2011, vu que je bosserai pendant que d’autres feront la trêve des confiseurs.

Bon courage à ceux qui travaillent les week-end de Noël ou du nouvel an et joyeuses fêtes à tous !

arrière plan non contractuel ;)

Pourquoi l’ours ?

Posted: 17 décembre 2011 in humeur

(source http://fr.wikipedia.org/wiki/Ours)

Les caractéristiques communes des ours modernes sont un grand corps trapu et massif, un long museau, un pelage dense, des pattes plantigrades à cinq griffes non rétractiles, et une queue courte (c’est faux, je n’ai pas le pelage dense :-) ).

L’ours polaire est principalement carnassier et le panda géant se nourrit presque exclusivement de bambou, les six autres espèces sont omnivores, leur alimentation variée comprend essentiellement des plantes et des animaux.

"maman ours a dit : régime salade et pousses de bambou... :-( "

À l’exception des périodes de reproduction et de l’éducation des jeunes animaux (et encore), les ours sont solitaires. Ils sont généralement diurnes, mais peuvent être actifs pendant la nuit ou au crépuscule, notamment autour des zones d’habitation humaine lacs. On dit très rarement qu’ils sont « nocto-diurnes ». Les ours sont aidés par leur excellent sens de l’odorat, et malgré leur forte corpulence et une démarche maladroite, ils peuvent courir rapidement et sont des grimpeurs habiles comme d’excellents nageurs. L’ours se réfugie dans des grottes, cavernes casernes, tanières, qui sont occupées par la plupart des espèces au cours de l’hiver pour une longue période de sommeil, l’hivernation.

[…]. L’UICN UNCM énumère six espèces d’ours comme vulnérables ou menacées d’extinction, l’ours brun est menacé de disparition dans certains pays européens. Le braconnage et le commerce international des populations les plus menacées sont interdits, mais se pratiquent toujours.

L’ours a largement marqué la culture humaine, à travers des rites et des traditions attestés aussi bien en Europe qu’en Amérique ou en Asie, et une abondante culture populaire.

Si t’as pas d’ami, prends un Curly

Posted: 10 décembre 2011 in humeur

J’ai quelques papiers inachevés qui traînent, ou qui traînaient au fond de mon ordi. Je dis traînaient car mon ancien PC est hors d’usage, et mon disque dur externe a fait un triple loops à la Brian Joubert. Un premier parlait de quelques facettes du sponsoring, un autre de la pseudo notoriété, et un dernier plus récent de Facebook. Trois thématiques reprises en vrac ici. J’aurai probablement l’occasion d’y revenir au grè de mes humeurs.

Facebook
Il y a quelques temps j’ai fait un tri drastique dans ma liste d’amis sur Facebook. Je tiens d’entrée à dire que cela n’a rien de personnel envers les pseudos retirés pour la simple et bonne raison que je ne connais pas les gens qui sont derrière. L’inverse est sûrement tout aussi vrai, aucun ne me connaissant dans la vraie vie. Pourquoi un tel tri ? J’aime bien suivre l’actualité de mes amis, fussent-ils virtuels. C’est la raison d’être de ces réseaux sociaux que de garder contact, prendre des nouvelles. Or il m’arrive de tomber sur des propos que je réfute, soit sur la forme, soit sur le fond. Je ne développerai pas plus, chacun ayant bien sûr le droit de penser ce qu’il veut. Ceci étant dit, je ne suis pas non plus obligé de tout cautionner. Je pourrais me désabonner, mais comme j’assume d’être entier et parfois un peu jusqueboutiste, il m’arrive de purement et simplement supprimer…


“ça me gonfle”

Cliquer sans autre forme de procès, je le concède, ça fait un peu tonton flingueur. Mais est-ce moins cavalier que de vouloir être ami sans même un petit mot ? J’applique donc un parallélisme des formes, celui qui fait que d’un côté on se connaît de très loin (euphémisme pour ne pas dire pas) et que de l’autre on se rencontrera à l’infini (pour ne pas dire jamais). Bref, une amitié aussi virtuelle que la rencontre de deux parallèles ! Pour autant, a-t-on vraiment le choix d’accepter ? En théorie, on a toujours le choix. Mais en pratique, dans la tête des gens qui vous le demandent, que penseront-ils si vous refusez au vil prétexte que vous ne les connaissez pas ? La question ne devrait même pas se poser pour nous autres quidams, car pourquoi vouloir entrer dans la vie de quelqu’un qu’on ne connaît pas ? Par curiosité ou voyeurisme ? On est tous plus ou moins voyeur et exhibitionniste, on a tous plus ou moins besoin du regard l’autre pour exister .

Entre le marteau et l’enclume
La question ne se pose plus, ou moins, lorsqu’on rentre dans le système c’est-à-dire, pour nous pauvres pêcheurs, dès que l’on pige pour une revue ou pire si on est sponsorisé (je ne vous dit même pas si on sponsorisé et qu’on écrit).


“vade retro satanas”

D’un côté on s’expose à ces effets connexes de retour d’image, comme ces VIP qui n’existeraient pas sans paparazzi ni fans. De l’autre on se doit aussi d’essuyer les railleries du pseudo milieu underground (pseudo car le vrai, lui, il s’en fout) qui crache sur ceux qui en acceptant un label font du commercial et qui, à ce titre, n’ont que ce qu’ils méritent.


Et puis, tant qu’à faire, autant mettre tout le monde dans le même panier… de crabes ! Je comprends mieux ce que mon père voulait dire par “on est tous le con de quelqu’un”.

Notoriété

Relativisons, Montluçon est aussi loin de St Trop que nos starlettes de la jet set, même si il doit bien exister, de ci de là, quelques boulards, grenouilles qui veulent devenir plus grosses que le bœuf, qu’ils exhibent. C’est dans la nature animale (j’aurais écrit “humaine” si la Fontaine n’avait pas fabulé), les coqs de basse cour étant là pour nous le rappeler. Qu’en est-il sérieusement de cette pseudo notoriété en dehors donc de notre microcosme ? On pourra encore se promener longtemps dans la rue, et même dans les salons, sans avoir à signer des autographes ou se voir jeter des tomates. Moi en tout cas ça me va bien, je n’ai jamais demandé à être sur le devant d’une scène. Le lointain me va très bien,  I just wanna fish !

Un chanteur a besoin d’un public, un homme politique d’électeurs, mais un pêcheur ? Certes lorsqu’on écrit c’est à priori pour être lu, mais en vérité, comme me le disait un homme de lettres, en avons-nous réellement besoin sachant qu’on continue à écrire sans ce retour. C’était vrai avant Facebook, ça le sera après. Le plaisir est dans l’instant, les pieds dans l’eau, et tant mieux si on arrive un peu à le prolonger en l’écrivant ou en le lisant.

Les amis de mes amis
Revenons à notre mur. Ce n’est pas parce qu’on s’y affiche avec une carpe qu’on se doit d’être copains comme cochons avec tous ceux qui posent avec une carpe… Un zest d’esprit tribal existe et ne nuit pas, c’est probable, mais pour mille raisons il ne suffit pas d’avoir ce point commun pour être ami. Le succès de Facebook repose pourtant sur ce principe de boule de neige, la machine vous suggère des amis, vous dit que vos amis sont amis avec de nouveaux amis, quand ce n’est pas un ami virtuel qui vous conseille un de ses amis, et de fil en aiguille vous vous retrouvez avec 5000 amis que vous ne connaissez ni des lèvres ni des dents. C’est comme ça.

Bref, moi je ne cherche pas à collectionner les amis à n’importe quel prix. J’en ai autant que de doigts nécessaires pour pouvoir transcrire sur le clavier les pages partagées de ma vie et suffisament peu pour m’éviter de devoir faire des courbettes ou d’avaler des couleuvres qui, à force de grossir inverseraient le rapport de prédation.  

Ours un jour…

un petit poisson au sac

Posted: 3 décembre 2011 in infos produits

Moins on manipule les carpes, moins on risque de les blesser. Et ces risques sont nombreux : dans l’épuisette, en posant le poisson sur le tapis, en le sortant de l’épuisette pour le peser, en le mettant au sac, lorsque le poisson se débat dans le sac qu’on veut retirer de l’eau, lorsqu’on transporte le sac hors de l’eau, lorsqu’on sort le poisson du sac pour les photos, en le transportant à nouveau vers l’eau pour le relâcher. Combien de carpes ont eu les pectorales cassées parce qu’elles ont été soulevées dans l’épuisette ou dans un sac sans que le pêcheur n’ait pris soin de les plaquer contre le corps du poisson, combien ont perdu des écailles dans les sacs en se frottant sur un fond dur, combien ont la caudale blanchie suite à un trop long séjour au sac ? Sans excès de sensiblerie : trop !

Pour toutes ces raisons je ne suis pas spécialement fan des sacs, et pourtant, comme beaucoup, je les utilise pour attendre le petit matin et faire des photos des plus belles captures. Pour soulager nos consciences et préserver au mieux l’intégrité physique de nos bien involontaires partenaires, il était temps qu’apparaisse sur le marché une nouvelle génération de sacs. Quoiqu’un peu plus chers, ils présentent de nombreux avantages.

1. Ils flottent. Fini le risque de voir disparaître le sac et sa captive, parce qu’une cordelette est mal attachée ou que sais-je. Le poisson ne peut donc plus s’abîmer (dans les deux sens du terme) sur le fond. C’est certes moins discret (l’usage du sac de conservation est interdit sur les eaux libres françaises, voir commentaire) mais en tout cas plus sécurisant pour le poisson.

2. Comme ils font sac de pesée, on évite plusieurs manipulations entre la pesée et la mise au sac ou la remise à l’eau.

3. Ils sont équipés de barres rigides dans le sens de la longueur. Il est ainsi plus aisé de transporter le poisson du tapis vers l’eau une fois le poisson pesé, ou une fois les photos faites, en respectant l’anatomie du poisson.

PS : j’ai acheté le modèle standard de l’Armo Safety Retention Sling qui mesure 115cm de long, je ne regrette pas mon choix bien que je pense qu’il vaille mieux, sans fausse modestie, passer directement au modèle large (132cm) :-)

Vivre ses rêves

Posted: 9 novembre 2011 in l'intégraal

Le présent fuit comme les pages d’un livre tournées par l’air du temps. Aussitôt apparu, il rejoint le passé. Et le passé, c’est le passé ! Pourquoi cèder au fatalisme quand on peut lui préfèrer l’utopie. S’imaginer un futur, tracer une ligne que l’on guide au fil du temps pour que la rotative imprime les suivantes. Les choses ont beaucoup plus de chances d’arriver si elles sont appelées de nos vœux, c’en est même parfois troublant.

Le souvenir d’une pêche improvisée sur ce lac que la géographie, ou la providence, avait placé sur notre route, nous incita a en explorer un peu plus le potentiel. Lorsqu’il est possible de prendre des dizaines de poissons en quelques nuits, pourquoi s’en priver ? De plus, sortir un peu des sentiers que nous avions déjà battus n’était pas pour nous déplaire. Nous dressions donc un plan des plus simples et une table bien garnie. Le synopsis consistait à prendre un maximum de carpe avec l’espoir que le top de la pyramide s’invite à la curie. Nous savions avant de commencer que, comme la fois précédente, la pêche se ferait sur une zone de passage clairement identifiée, et que les autres cannes ne produiraient que quelques poissons bonus. Comme à l’accoutumée nous prévoyons d’alterner les départs. Cela évite de tergiverser pour savoir qui pêchera le meilleur spot et qui fera figuration. A ce petit jeu de l’alternance, j’avais eu la chance de prendre les plus gros poissons la fois dernière, sur les cannes de Cédric. Je lui laissais donc la zone de passage sans aucun regret.

Comme prévu, après deux nuits de pêche, une seule des huit cannes est productive. Nous en sommes à une bonne douzaine de carpes, uniquement des miroirs à l’écaillage stéréotypé, calibrées à vue de nez, entre 8 et 12kg. Les poissons n’étant actifs que de nuit, nous basculons doucement en mode vampire, yeux rouges et duvet sarcophage le jour, n’en sortant qu’au clair de la lune pour nous sustenter.

En début de troisième nuit, un de mes montages est enfin pris. Je ramène une petite commune qui m’oppose la défense d’une vieille chaussette, puis pars retendre en bateau. A mon retour, Cédric m’annonce qu’il a piqué une nouvelle miroir et que la prochaine est pour moi. Nous devons en être à une quinzaine de poissons. Quatorze miroirs clonées prises sur la zone de passage exploitée par Cédric, pour une commune bonus de mon côté. Je ravale mon orgueil et lance à Cédric que de toute façon je ne prends que les poissons atypiques, moâ môssieur, enrichissant par “tu vas voir la prochaine je te sors une koï de l’espace”.

Je dois reconnaître que dès la seconde nuit, le fait de ne pas toucher plus de poissons sur mes cannes commençait à me gonfler. Dès lors je savais que deux alternatives s’offraient à moi. Soit changer de poste, soit continuer à partager les départs. Pour augmenter le nombre total de nos prises, il aurait mieux valu que je bouge. Mais comme nous étions venus pour pêcher à deux, autant faire contre mauvaise fortune bon cœur.

En milieu de troisième nuit, la pluie me réveille. Des cordes s’abattent sur nos abris, celles qui vous font espérer qu’il n’y aura pas de départ dans les minutes qui suivent. Il n’y en aura pas. Je me rendors. J’ai cet avantage sur Cédric, qui lui n’arrive pas à trouver le sommeil depuis deux nuits. Sa jalousie le pousse à dire que je suis narcoleptique. C’est en partie vrai, je profite de chaque demi-heure tranquille pour recharger les batteries en attendant qu’un Delkim me réveille. Cédric ferre puis, comme convenu, me passe le relais. “C’est à toi”. Je combats le poisson pendant qu’il va enfiler ses waders et la tenue de pluie. Il entre dans l’eau, l’épuisette à la main. Le poisson ne semble pas bien lourd mais, comme les autres, bagarre vaillamment avant de rejoindre l’épuisette.
Moi – Alors cette koi ?
Cédric, agar, la tête dans le filet (et pas que) – Comment tu sais ?
Moi (croyant Cédric joueur) – Je te l’avais dit, non ?
Cédric – Arrête, c’est vraiment une koï !!!!
S’en suit à la lueur de nos frontales un moment d’hilarité mêlé d’incrédulité… Nous étions venus avec l’espoir de toucher un poisson sortant du lot, par son poids voire son écaillage, mais en aucun cas nous ne savions, ni même n’imaginions qu’il pouvait y avoir un tel poisson dans ce grand lac. Je l’ai pourtant appelé de mes voeux. A force de se dire que les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain, je me demandais au petit matin si je n’avais pas rêvé et si j’allais vraiment sortir un poisson jaune orangé du sac.